Conserver un favori intelligent
Dernièrement j’ai commenté un billet sur Exotech au sujet de Planetaki, le lecteur de flux RSS grand public. Je réagissais à propos de la difficulté des terminologies employée par les développeurs, ou plutôt de la sémantique logicielle. Quand de nouvelles fonctionnalités sont inventées, bien souvent elles sont en manque de marketing pour le grand public, tant elles sont affublées de termes techniques que la plupart des utilisateurs adoptent, sans vraiment trop comprendre leur sens.
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En effet, partout sur les blogs, les sites web, on trouve une petite icône qui permet de s’abonner à ce qu’on appelle le flux RSS. Petite parenthèse, parfois ce flux n’est même pas RSS mais Atom. D’ailleurs je partage l’avis de Rémi Prévost sur la préférence à utiliser Atom. Fin de parenthèse. La question est la suivante : comment peut-on démocratiser cette terminologie, c’est à dire créer une sémantique logicielle abordable par tous ?
Quand nous allons sur un site et que nous voulons en garder la trace de son adresse, on fait ce qu’on appelle le mettre en favori, ou en signet, ou encore en bookmark. Le favori c’est juste mémoriser son adresse. Si ce site dispose d’un flux RSS/Atom alors on va devoir en plus de cela effectuer un abonnement à ce flux. Parfois, même il y a plusieurs flux, notamment les flux de commentaires sur un blog.
Imaginons maintenant un site d’actualité en ligne avec ses rubriques habituelles ; France, monde, économie, culture, etc. Comment faire comprendre un à utilisateur qu’il peut mettre en favori la rubrique économie et que dans le même temps qu’il peut s’abonner au flux économie qui bien souvent est placée dans une autre rubrique du site, la rubrique abonnement ?
Je pense que nous sommes à mi-chemin entre le favori et l’abonnement de flux RSS/Atom et que les prochaines évolutions dans les navigateurs seraient de fusionner les deux fonctions. Envisageons un discours plus marketing ; que recherche l’utilisateur dans sa démarche ? Il veut simplement conserver l’adresse de la page ou du site web et éventuellement recevoir des mises à jour de cette page ou site web. Il n’y a pas de raison pour que les outils à disposition rendent plus complexe cette démarche.
Je pense que le favori intelligent va nous apporter une solution. Dans un cas il reste passif (garder l’adresse de la page comme actuellement) et dans l’autre cas il serait actif en proposant de recevoir les mises à jour (rubrique, modification, commentaire). Dès lors la sémantique logicielle devient nettement plus orientée vers les utilisateurs : conserver un favori. Finie les notions techniques d’agrégateur, de flux, de fil info, de syndication, de RSS/Atom, de XML, d’abonnement.
